« Cette suspension sans précédent de médias privés vise
à réduire au silence tout contestataire potentiel du scrutin présidentiel au
En début septembre dernier, Ali Bongo a été élu
président du Gabon, un pays riche en pétrole, à la suite d’un scrutin organisé
pour succéder à son père, Omar Bongo, décédé en juin dernier après avoir dirigé
ce pays pendant 41 ans. Toutes les publications suspendues avait écrit des
articles critiques à l’égard du déroulement du scrutin présidentiel gabonais qui
serait irrégulier, ont déclaré au CPJ des journalistes locaux.
Des peines de suspensions immédiates ont été infligées à
ces journaux, notamment Nku'u Le Messager et Le Crocodile suspendus pour un
mois, Le Scriboullard, L'Ombre et La Nation pour deux mois, et Echos du Nord
pour trois mois. Les deux autres publications privées, Le Temps et Gabon D'Abord
ont été mis en demeure de « respecter les normes en vigueur relative à la
profession de journalisme », selon des journalistes locaux.
Selon Norbert Ngoua, président de l'Association des
professionnels de la presse libre écrite (APPEL) du Gabon, par ailleurs
directeur du journal bihebdomadaire Nku’u Le Messager, le CNC n'a fourni aucun
détail sur la nature des délits de presse qui auraient été commis par ces
journaux. De plus, les journalistes ne sont pas légalement autorisés à faire
appel de ces suspensions, a dit M. Ngoua.
Par ailleurs, le CNC a suspendu indéfiniment une
émission interactive intitulé « Entre Nous » et diffusée par la chaîne de
télévision

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