Afrique

2012

Communiqués   |   Togo

Un photojournaliste togolais agressé par la police

New York, le 7 mars 2012--Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) appelle les autorités togolaises à enquêter sur une agression présumée d'un journaliste par la gendarmerie vendredi dernier, après qu'il a pris des photos de policiers saisissant une moto lors d'une manifestation, selon des médias et des journalistes locaux.

7 mars 2012 19h19 ET

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Communiqués   |   Sénégal

Sénégal : des journalistes menacés, agressés en pleine période électorale

Un militant fidèle au président Wade a agressé le reporter Bocar Dieng, le laissant avec un œil enflé, suite à son reportage rapportant un présumé bourrage des urnes. (Bocar Dieng)

New York, le 29 février 2012-- Le Comité pour la protection des journalistes  (CPJ) a appelé aujourd'hui les autorités sénégalaises à mener des enquêtes approfondies sur des agressions et menaces récentes contre des journalistes traitant l'actualité de l'élection présidentielle. Le CPJ a documenté au moins 12 cas d'intimidation contre des journalistes et médias. La plupart des incidents impliquaient des responsables des forces de l'ordre et des militants du Parti Démocratique Sénégalais au pouvoir. Le CPJ appelle les autorités sénégalaises à veiller  à ce que la presse puisse faire librement son travail durant le second tour éventuel.

29 février 2012 20h46 ET

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Attaques contre la presse

Attaques contre la presse en 2011

Analyses et base de données sur les conditions de la liberté de la presse à travers la région. Mohamed Keita examine le choix erroné entre développement et liberté de la presse, pendant que Tom Rhodes soulève des interrogations sur un meurtre irrésolu au Kenya,s'ajoute à une tendance d'impunité mondiale dans les assassinats de journalites à travers le monde.

21 février 2012 12h20 ET

Attaques contre la presse   |   Kenya

Attaques contre la presse en 2011: Un meurtre dans le Kenya profond jette l'émoi dans le pays et le monde

Il n'est pas trop tard pour que justice soit rendue à Francis Nyaruri, qui a été tué en 2009 après suite à son enquête dévoilant un scandale de corruption dans la police. L'assassinat est arrivé dans un contexte de tueries extrajudiciaires répandues. Par Tom Rhodes avec le reportage de Clifford Derrick

21 février 2012 4h55 ET

Attaques contre la presse   |   Ouganda

Attaques contre la presse en 2011: L'Ouganda

Des agents de police et de sécurité ont exercé des violences physiques sur des journalistes locaux et étrangers pendant la campagne électorale générale et pendant la période post-électorale. Le Président sortant Yoweri Museveni a été réélu pour un quatrième mandat lors de l'élection de février qui a été entachée d'irrégularités comme en témoignent les scènes d'intimidation et d'achat de voix qui ont été rapportées. Les journalistes qui ont fait la couverture des candidats de l'opposition se sont particulièrement exposés à des risques: deux journalistes qui couvraient des manifestations ou des protestations de l'opposition ont été la cible de tirs à l'arme provenant d'agents de sécurité, provoquant l'hospitalisation de l'un des deux reporters. Au mois d'avril et mai, des autorités ont agressé au moins 25 journalistes couvrant les manifestations organisées par l'opposition à travers tout le pays pour protester contre la hausse généralisée des prix. Yoweri Museveni a publiquement critiqué les médias locaux et étrangers pour leur couverture des manifestations, affirmant que les reportages portaient atteinte aux intérêts économiques du pays. La police a perquisitionné les locaux de l'hebdomadaire indépendant Gwanga au mois de mai et a brièvement détenu quatre journalistes au motif fallacieux que leur possession d'un bulletin d'information sur la société civile pourraient d'une certaine manière inciter à la violence publique. Depuis, Gwanga n'a pas repris sa publication régulière.

21 février 2012 4h55 ET

Attaques contre la presse   |   Malawi

Attaques contre la presse en 2011: Le Malawi

Le Président Bingu wa Mutharika a promulgué une modification du code pénal qui permet au gouvernement d'interdire toute publication qu'il juge « contraire à l'intérêt public. » Les autorités n'ont pas immédiatement utilisé la nouvelle tactique, mais des journalistes locaux, affirment que l'existence de la loi a un effet intimidant. Des autorités du gouvernement ont également fait usage d'injonctions judiciaires pour museler les médias critiquant les transactions financières des fonctionnaires de l'État. Les autorités et les partisans du parti au pouvoir se sont opposées énergiquement à la couverture de manifestations organisées à l'échelle nationale contre la hausse du prix du carburant et la diminution des réserves bancaires: la police et des agents de sécurité ont battu et arrêté des journalistes, le gouvernement a bloqué les émissions de quatre stations de radio privées, et des partisans présumés du parti au pouvoir ont saccagé deux véhicules appartenant au média privé Zodiac Broadcasting Corp. Les responsables du journal en ligne, Nyassa Times, connus pour être critiques, ont indiqué avoir subi des attaques par déni de service qui a affecté leur site Internet pendant les manifestations.

21 février 2012 4h55 ET

Attaques contre la presse   |   Guinée équatoriale

Attaques contre la presse en 2011: La Guinée équatoriale

L'information est étroitement contrôlée en Guinée équatoriale, que le CPJ a identifiée comme l'un des pays qui censurent le plus la presse au monde. Presque tous les médias d'information appartiennent au gouvernement ou à ses alliés et sont gérés par ceux-ci. Un journal indépendant parait dans le pays, mais il est obligé de pratiquer l'autocensure; aucun organe de presse indépendant n'opère au niveau national. Même dans cet environnement rigide, les autorités craignant les conséquences de la révolution arabe ont censuré la couverture médiatique des manifestations. Le président Teodoro Obiang a poursuivi ses efforts visant à redorer son image au niveau international, en assumant la présidence de l'Union africaine et en relançant son projet en vue de créer un « prix Obiang » pour la recherche en sciences de la vie sous les auspices de l'UNESCO. Pour la deuxième fois, l'UNESCO a suspendu la remise de ce prix suite à une campagne mondiale menée par les organisations de défense des droits de l'homme et de la liberté d'expression. Marquant ses 32 années au pouvoir, M. Obiang a déclaré qu'il n y avait « aucune » violation des droits de l'homme dans son pays. Mais son administration a suspendu un présentateur de radio d'État pour une simple référence à un « leader de la révolution libyenne ». Les autorités ont également exhorté les propriétaires de téléviseurs dans les lieux publics à ne pas capter les chaînes internationales par satellite couvrant la révolution arabe, selon des journalistes locaux. Des agents de sécurité ont détenu une équipe de télévision allemande et supprimé des images d'une interview avec un leader de l'opposition et des photos d'enfants jouant dans des bidonvilles.

21 février 2012 4h55 ET

Attaques contre la presse   |   Gambie

Attaques contre la presse en 2011: La Gambie

Plusieurs années de répression brutale orchestrée par le régime du Président Yahya Jammeh ont eu raison de la presse indépendante gambienne, jadis florissante, et contraint de nombreux journalistes à l'exil. En août, le gouvernement a contraint Taranga FM, la dernière radio indépendante qui diffusait l'infirmation en langues locales, à mettre fin à ses activités. Tout ce mouvement est intervenu avant l'élection présidentielle du mois d'octobre d'où Yaya Jammeh est sorti vainqueur sans véritable adversaire et ni aucune contestation. La répression officielle a revêtu plusieurs formes au fil des années ; elle s'est notamment traduite par des arrestations arbitraires, la censure, la fermeture forcée de médias, l'intimidation verbale et physique, des incendies criminels, et des poursuites sur fonds de lois restrictives. Ces actions, conjuguées aux attaques impunies contre des organes de presse et des journalistes, ont réduit toute la presse nationale à une poignée de journaux qui travaillent dans un climat de peur intense et d'autocensure. Dans sa politique de promotion de la Gambie au plan international comme une destination touristique de rêve, le gouvernement n'a pas respecté deux décisions de la Cour ouest africaine des droits de l'homme: l'une ordonnant la libération du journaliste « Chief » Ebrima Manneh, porté disparu depuis son interpellation de 2006, et l'autre enjoignant le gouvernement de dédommager un journaliste pour avoir été victime de détention illégale et de torture.

21 février 2012 4h55 ET

Attaques contre la presse   |   Éthiopie

Attaques contre la presse en 2011: L'Éthiopie

En annonçant à cor et à cri une croissance économique à un niveau égal à celui de l'Inde et en affirmant l'adhésion de son pays au régime autoritaire chinois, le Premier ministre Meles Zenawi à dévoilé un ambitieux plan de développement en partie fondé sur le durcissement croissant de la répression contre les journalistes critiques. Dans un élan agressif, le gouvernement a étendu l'application d'une loi anti-terroriste de 2009, en traitant les groupes rebelles et les mouvements de l'opposition de terroristes et en pénalisant toute couverture médiatique des activités desdites forces. A la fin de l'année dernière, les autorités détenaient sept journalistes sous de vagues accusations de terrorisme, y compris deux ressortissants suédois qui faisaient un reportage sur les rebelles séparatistes de la région pétrolifère de l'Ogaden, et trois Éthiopiens connus pour être critiques à l'égard du parti au pouvoir. Le gouvernement n'a fourni aucune preuve crédible contre les journalistes, alors que le Premier ministre Meles Zenawi et les médias d'État ont déjà condamné les journalistes avant même le début du procès. Dans son rapport d'évaluation périodique sur l'Éthiopie, la Commission des droits de l'homme du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations Unies a soulevé de nombreuses questions sur l'utilisation de la loi antiterrorisme. En novembre, les intimidations exercées par le gouvernement ont conduit à la fermeture du journal indépendant Times Awramba et contraint deux de ses journalistes, dont M. Kebede Dawit, le lauréat 2010 du Prix International de la Liberté de la Presse du CPJ, à fuir le pays. Un autre journaliste est allé en exil en septembre après que son nom est apparu dans les câbles diplomatiques américains non expurgées publiés par Wikileaks. La police a menacé d'arrêter le journaliste après que le câble a révélé qu'il avait parlé aux diplomates américains au sujet d'une potentielle répression contre la presse.

21 février 2012 4h55 ET

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