Afrique

2012

Attaques contre la presse   |   Ouganda

Attaques contre la presse en 2011: L'Ouganda

Des agents de police et de sécurité ont exercé des violences physiques sur des journalistes locaux et étrangers pendant la campagne électorale générale et pendant la période post-électorale. Le Président sortant Yoweri Museveni a été réélu pour un quatrième mandat lors de l'élection de février qui a été entachée d'irrégularités comme en témoignent les scènes d'intimidation et d'achat de voix qui ont été rapportées. Les journalistes qui ont fait la couverture des candidats de l'opposition se sont particulièrement exposés à des risques: deux journalistes qui couvraient des manifestations ou des protestations de l'opposition ont été la cible de tirs à l'arme provenant d'agents de sécurité, provoquant l'hospitalisation de l'un des deux reporters. Au mois d'avril et mai, des autorités ont agressé au moins 25 journalistes couvrant les manifestations organisées par l'opposition à travers tout le pays pour protester contre la hausse généralisée des prix. Yoweri Museveni a publiquement critiqué les médias locaux et étrangers pour leur couverture des manifestations, affirmant que les reportages portaient atteinte aux intérêts économiques du pays. La police a perquisitionné les locaux de l'hebdomadaire indépendant Gwanga au mois de mai et a brièvement détenu quatre journalistes au motif fallacieux que leur possession d'un bulletin d'information sur la société civile pourraient d'une certaine manière inciter à la violence publique. Depuis, Gwanga n'a pas repris sa publication régulière.

21 février 2012 4h55 ET

Attaques contre la presse   |   Malawi

Attaques contre la presse en 2011: Le Malawi

Le Président Bingu wa Mutharika a promulgué une modification du code pénal qui permet au gouvernement d'interdire toute publication qu'il juge « contraire à l'intérêt public. » Les autorités n'ont pas immédiatement utilisé la nouvelle tactique, mais des journalistes locaux, affirment que l'existence de la loi a un effet intimidant. Des autorités du gouvernement ont également fait usage d'injonctions judiciaires pour museler les médias critiquant les transactions financières des fonctionnaires de l'État. Les autorités et les partisans du parti au pouvoir se sont opposées énergiquement à la couverture de manifestations organisées à l'échelle nationale contre la hausse du prix du carburant et la diminution des réserves bancaires: la police et des agents de sécurité ont battu et arrêté des journalistes, le gouvernement a bloqué les émissions de quatre stations de radio privées, et des partisans présumés du parti au pouvoir ont saccagé deux véhicules appartenant au média privé Zodiac Broadcasting Corp. Les responsables du journal en ligne, Nyassa Times, connus pour être critiques, ont indiqué avoir subi des attaques par déni de service qui a affecté leur site Internet pendant les manifestations.

21 février 2012 4h55 ET

Attaques contre la presse   |   Guinée équatoriale

Attaques contre la presse en 2011: La Guinée équatoriale

L'information est étroitement contrôlée en Guinée équatoriale, que le CPJ a identifiée comme l'un des pays qui censurent le plus la presse au monde. Presque tous les médias d'information appartiennent au gouvernement ou à ses alliés et sont gérés par ceux-ci. Un journal indépendant parait dans le pays, mais il est obligé de pratiquer l'autocensure; aucun organe de presse indépendant n'opère au niveau national. Même dans cet environnement rigide, les autorités craignant les conséquences de la révolution arabe ont censuré la couverture médiatique des manifestations. Le président Teodoro Obiang a poursuivi ses efforts visant à redorer son image au niveau international, en assumant la présidence de l'Union africaine et en relançant son projet en vue de créer un « prix Obiang » pour la recherche en sciences de la vie sous les auspices de l'UNESCO. Pour la deuxième fois, l'UNESCO a suspendu la remise de ce prix suite à une campagne mondiale menée par les organisations de défense des droits de l'homme et de la liberté d'expression. Marquant ses 32 années au pouvoir, M. Obiang a déclaré qu'il n y avait « aucune » violation des droits de l'homme dans son pays. Mais son administration a suspendu un présentateur de radio d'État pour une simple référence à un « leader de la révolution libyenne ». Les autorités ont également exhorté les propriétaires de téléviseurs dans les lieux publics à ne pas capter les chaînes internationales par satellite couvrant la révolution arabe, selon des journalistes locaux. Des agents de sécurité ont détenu une équipe de télévision allemande et supprimé des images d'une interview avec un leader de l'opposition et des photos d'enfants jouant dans des bidonvilles.

21 février 2012 4h55 ET

Attaques contre la presse   |   Gambie

Attaques contre la presse en 2011: La Gambie

Plusieurs années de répression brutale orchestrée par le régime du Président Yahya Jammeh ont eu raison de la presse indépendante gambienne, jadis florissante, et contraint de nombreux journalistes à l'exil. En août, le gouvernement a contraint Taranga FM, la dernière radio indépendante qui diffusait l'infirmation en langues locales, à mettre fin à ses activités. Tout ce mouvement est intervenu avant l'élection présidentielle du mois d'octobre d'où Yaya Jammeh est sorti vainqueur sans véritable adversaire et ni aucune contestation. La répression officielle a revêtu plusieurs formes au fil des années ; elle s'est notamment traduite par des arrestations arbitraires, la censure, la fermeture forcée de médias, l'intimidation verbale et physique, des incendies criminels, et des poursuites sur fonds de lois restrictives. Ces actions, conjuguées aux attaques impunies contre des organes de presse et des journalistes, ont réduit toute la presse nationale à une poignée de journaux qui travaillent dans un climat de peur intense et d'autocensure. Dans sa politique de promotion de la Gambie au plan international comme une destination touristique de rêve, le gouvernement n'a pas respecté deux décisions de la Cour ouest africaine des droits de l'homme: l'une ordonnant la libération du journaliste « Chief » Ebrima Manneh, porté disparu depuis son interpellation de 2006, et l'autre enjoignant le gouvernement de dédommager un journaliste pour avoir été victime de détention illégale et de torture.

21 février 2012 4h55 ET

Attaques contre la presse   |   Éthiopie

Attaques contre la presse en 2011: L'Éthiopie

En annonçant à cor et à cri une croissance économique à un niveau égal à celui de l'Inde et en affirmant l'adhésion de son pays au régime autoritaire chinois, le Premier ministre Meles Zenawi à dévoilé un ambitieux plan de développement en partie fondé sur le durcissement croissant de la répression contre les journalistes critiques. Dans un élan agressif, le gouvernement a étendu l'application d'une loi anti-terroriste de 2009, en traitant les groupes rebelles et les mouvements de l'opposition de terroristes et en pénalisant toute couverture médiatique des activités desdites forces. A la fin de l'année dernière, les autorités détenaient sept journalistes sous de vagues accusations de terrorisme, y compris deux ressortissants suédois qui faisaient un reportage sur les rebelles séparatistes de la région pétrolifère de l'Ogaden, et trois Éthiopiens connus pour être critiques à l'égard du parti au pouvoir. Le gouvernement n'a fourni aucune preuve crédible contre les journalistes, alors que le Premier ministre Meles Zenawi et les médias d'État ont déjà condamné les journalistes avant même le début du procès. Dans son rapport d'évaluation périodique sur l'Éthiopie, la Commission des droits de l'homme du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations Unies a soulevé de nombreuses questions sur l'utilisation de la loi antiterrorisme. En novembre, les intimidations exercées par le gouvernement ont conduit à la fermeture du journal indépendant Times Awramba et contraint deux de ses journalistes, dont M. Kebede Dawit, le lauréat 2010 du Prix International de la Liberté de la Presse du CPJ, à fuir le pays. Un autre journaliste est allé en exil en septembre après que son nom est apparu dans les câbles diplomatiques américains non expurgées publiés par Wikileaks. La police a menacé d'arrêter le journaliste après que le câble a révélé qu'il avait parlé aux diplomates américains au sujet d'une potentielle répression contre la presse.

21 février 2012 4h55 ET

Attaques contre la presse   |   Zimbabwe

Attaques contre la presse en 2011: Le Zimbabwe

En dépit de la baisse progressive du harcèlement officiel contre la presse après avoir atteint son paroxysme lors des élections contestées de 2008, un cadre juridique très restrictif a réduit la presse locale et indépendante à une simple poignée d'organes. La coalition grincheuse entre le ZANU-PF de Robert Mugabe et le MDC de Morgan Tsvangirai n'a pas réussi à mettre en œuvre les réformes des médias qu'ils avaient promis d'entreprendre lors de la signature de leur accord sur le partage du pouvoir en 2008, laissant intactes des lois répressives telles que celle relative à l'accès à l'information et la loi sur la protection des renseignements personnels. Au moins six journalistes ont fait face à des accusations de diffamation, notamment deux journalistes de l'hebdomadaire Standard qui ont été arrêtés après avoir couvert l'arrestation d'un homme politique. Les assaillants ont fait irruption dans les locaux du NewsDay et Masvingo Mirror et ont emporté des disques durs et des disques de stockage. Les deux cambriolages ont fait l'objet d'une couverture médiatique critique mais aucun suspect n'a été arrêté dans les deux affaires. Craignant l'influence des révolutions en Afrique du nord, les autorités ont arrêté des dizaines de membres de la société civile pour avoir regarder des images de la révolution égyptienne lors d'un rassemblement public. L'Union européenne a nommé six journalistes des médias d'État parmi les 200 Zimbabwéens soumis à des sanctions pour avoir prétendument incité à la violence lors du scrutin 2008.

21 février 2012 4h55 ET

Attaques contre la presse   |   Somalie

Attaques contre la presse en 2011: La Somalie

Des journalistes locaux et internationaux ont fait face à des violences persistantes et meurtrières, avec des nouvelles qui font état de deux meurtres et d'assassinats ciblés lors de tris croisés. Quatre soldats de la mission de paix de l'Union africaine ont ouvert le feu sur un convoi d'aide humanitaire malaisien en septembre, tuant un journaliste et blessant un autre. La mission de l'UA en Somalie a suspendu les soldats et les a rapatrié à leur pays d'origine, le Burundi, pour qu'ils y soient jugés. Malgré de meilleures conditions de sécurité dans la capitale, Mogadiscio, les journalistes à travers le pays ont continué à fuir en exil pour éviter les menaces et la violence. Des militants du mouvement Shebaab et d'autres insurgés ont continué à museler des stations de radio indépendantes dans le sud et le centre de la Somalie. L'insécurité croissante dans la région semi-autonome du Puntland a conduit à une augmentation des attaques et des arrestations de journalistes. Au Somaliland, le président Ahmed Mahmoud Silyano est revenu sur sa promesse de campagne 2010 de défendre la liberté de presse et a lancé une série des procès en diffamation soutenus par l'État, contre la presse privée de la région.

21 février 2012 4h55 ET

Attaques contre la presse   |   Rwanda

Attaques contre la presse en 2011: Le Rwanda

Les autorités du pays ont mené un assaut judiciaire agressif contre les journalistes critiques, en utilisant les lois interdisant toute offense aux fonctionnaires et abusant des lois anti-génocide pour faire taire les voix indépendantes. Les relations étroites du Président Paul Kagame avec les gouvernements occidentaux ont continué à lui servir de bouclier protecteur contre les critiques sur son piètre bilan en matière de liberté de la presse. En février, un panel de juges de la Haute Cour a condamné deux rédacteurs de l'hebdomadaire indépendant Umurabyo à de longues peines de prison en les accusant de prôner une « idéologie génocidaire » suite à des articles relatant les clivages ethniques dans les forces de sécurité. En juin, la Cour suprême a condamné par contumace Jean-Bosco Gasasira, directeur du journal indépendant Umuvugizi, à une peine de deux ans et demi d'emprisonnement en l'accusant d'offense dans un article où il comparé le président Kagamé à Robert Mugabe du Zimbabwe. M. Gasasira avait fui le pays en 2010, rejoignant ainsi l'une des diasporas issues de la presse la plus grande dans la région. Le directeur de l'hebdomadaire indépendant, Nelson Gatsimbazi, a fui le pays en septembre, également par peur d'emprisonnement. Des actions agressives perpétrées par le gouvernement ont laissé un paysage médiatique sombre et largement dominé par l'État. Un petit nombre de sites critiques demeurent, mais ils ont été victimes de blocages réguliers de la part du gouvernement.

21 février 2012 4h55 ET

Attaques contre la presse   |   République Démocratique du Congo

Attaques contre la presse en 2011: La République démocratique du Congo

Le président sortant Joseph Kabila a annoncé sa victoire à l'élection présidentielle de novembre, entachée d'irrégularités et marquée par une flambée des attaques contre les organes de presse. Alors que les observateurs internationaux contestaient les résultats, les forces de Kabila ont lancé un assaut répressif contre les opposants. Les attaques contre la presse ont été surtout perpétrées dans la capitale, Kinshasa, et dans la province voisine du Bas-Congo. Les partisans du parti au pouvoir, le PPRD du Président Joseph Kabila, et les membres de son gouvernement ont intimidé des journalistes soutenant à son principal rival Étienne Tshisekedi; des médias d'opposition ont été la cible d'une série d'incendies criminels. En août, Joseph Kabila a consolidé son emprise sur les médias en nommant les membres d'un nouveau conseil de régulation des médias chargé de faire respecter les lois sur la presse et d'infliger des sanctions. Selon les media, les journalistes ont critiqué Joseph Kabila pour avoir nommé des personnes proches de son gouvernement dans cette agence de 15 membres. A travers le vaste Congo, de puissants élus locaux et leurs forces de sécurité ont perpétré des attaques contre la presse en toute impunité, en représailles à une couverture critique des événements. Et dans la région orientale du pays, riche en minéraux et déchirée par des conflits, un journaliste a été assassiné dans des circonstances qui restent floues.

21 février 2012 4h55 ET

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