Afrique

2014

Attaques contre la presse   |   Somalie

Attaques contre la presse en 2013: Somalie

Alors que le gouvernement somalien élu en 2012, a tenté de mieux contrôler et d’améliorer la sécurité, les attaques contre les journalistes se sont poursuivies. Selon des medias, au moins cinq journalistes ont été agressés par des milices vaguement liées au gouvernement. Le CPJ a documenté les cas de quatre journalistes tués, en relation directe avec leur travail en Somalie, une amélioration par rapport à 2012, qui a été l'année la plus meurtrière pour les journalistes avec 12 victimes. En début 2013, le premier ministre somalien a créé une commission chargée d’enquêter sur les cas de journalistes tués, mais, en fin d’année, peu a été fait. La communauté internationale a condamné les graves défaillances du système judiciaire somalien, après qu'un tribunal a emprisonné le journaliste indépendant Abdiaziz Abdinuur pendant 66 jours, pour avoir interviewé la victime d'un viol présumé. La victime a affirmé que des éléments des forces de sécurité en étaient les auteurs. Le personnel d'un quotidien dans la région semi-autonome du Somaliland connu pour sa ligne éditoriale critique, a également été harcelé au cours de l'année : le directeur a été agressé, le journal suspendu temporairement en juin, puis à nouveau indéfiniment en décembre. Le rédacteur en chef et le directeur de publication ont été brièvement emprisonnés pour diffamation. Les charges ont ensuite, été abandonnées. En décembre, une nouvelle loi sur la presse, considérée par les journalistes locaux comme progressive, a été adoptée dans la région semi- autonome du Puntland.

12 février 2014 1h53 ET

Attaques contre la presse   |   Guinée

Attaques contre la presse en 2013: Guinée

En 2013, les attaques contre la presse ont augmenté. L’agitation politique et les affrontements interethniques qui ont précédé les élections législatives maintes fois retardées, ont grandement contribué à ce climat. Le vote, qui a eu lieu le 28 septembre, a vu la victoire du parti du président Alpha Condé. Des journalistes ont été menacés et agressés alors qu'ils couvraient les activités pré-électorales. Certains affirment que les assaillants appartenaient aux forces de sécurité ou à des sympathisants de partis politiques. Des journalistes, qui se sont retrouvés pris entre les partisans de Condé, -appartenant majoritairement à l'ethnie malinké, - et les militants de l'opposition, pour la plupart de l’ethnie Peul, ont été accusés d'espionnage pour le compte de partis politiques. Les autorités et les forces de sécurité favorables à Condé, ont fermédes stations de radio, suspendu et détenu le personnel, et empêché les journalistes de couvrir les activités de la tournée préélectorale de Condé. Des recherches menées par le CPJ révèlent qu’en dépit des agressions perpétrées contre de nombreux journalistes, depuis 2008, personne n’a été reconnu coupable.

12 février 2014 1h50 ET

Attaques contre la presse   |   République Démocratique du Congo

Attaques contre la presse en 2013: République démocratique du Congo

En 2013, les violations de la liberté de la presse, notamment les agressions, les arrestations arbitraires, les détentions et la censure à travers le pays, ont diminué par rapport à l'année précédente. Cependant, plusieurs journalistes ont été agressés au cours de l'année. La province orientale du Nord-Kivu, où les combats ont opposé les forces gouvernementales à des groupes rebelles, a été, selon des recherches menées par le CPJ, la région la plus dangereuse pour les journalistes. Les autorités locales et les rebelles ont censuré des radiodiffuseurs et harcelés des journalistes locaux et internationaux pour leurs reportages sur le conflit. L'organe public de régulation des médias a suspendu des émissions de radio - ainsi que les journalistes - qui diffusaient des commentaires critiques à l’égard des autorités. En janvier, plusieurs militaires ont été mis en examen dans le cadre d'une attaque contre une station de radio communautaire. Bien que la raison de l'attaque n'ait pas été établie, rappelons que la station avait diffusé plusieurs reportages critiques à l’égard de l'armée.

12 février 2014 1h47 ET

Attaques contre la presse   |   Ouganda

Attaques contre la presse en 2013: Ouganda

Bien que les attaques contre la presse aient diminué par rapport aux années précédentes, les autorités ont continué à sévir contre les journalistes pour leurs reportages critiques. Des policiers ont été accusés d'être les auteurs d'un tiers des agressions. Le gouvernement a été l’instigateur de la plus longue suspension arbitraire de la presse au cours des dernières années, après que la police a fait une descente dans les studios de deux quotidiens, The Monitor et Red Pepper, et les a réduits au silence pendant 10 jours. Deux stations de radio logées dans les mêmes locaux ont également été suspendues. Pendant une semaine, la police ne s’est pas conformée à une ordonnance du tribunal autorisant les quotidiens à reprendre leur édition. En juillet, le général Aronda Nyakairima, ministre de la sécurité intérieure alors nouvellement nommé, a déclaré à la presse locale qu'il ferait appliquer de plus strictes politiques de régulation des médias et indiqué qu'il surveillerait de près les publications qui avaient été suspendues antérieurement. Les autorités ont continué de censurer les journalistes, les empêchant de couvrir des sujets d’intérêt public. En août, le Parlement a adopté le Projet de loi sur la gestion de l'ordre public, qui pénalise les réunions publiques sans autorisation expresse de la police, et qui est considérée par les organisations locales et internationales de défense de la liberté de la presse et de la société civile, comme un outil de répression des rassemblements de l'opposition et de la couverture médiatique.

12 février 2014 1h44 ET

Attaques contre la presse   |   Gambie

Attaques contre la presse en 2013: Gambie

Le gouvernement du président Yahya Jammeh resserre son étau contre la presse indépendante déjà affaiblie par les détentions arbitraires, les poursuites pénales, et l'adoption d'une législation plus répressive. L'Agence nationale de renseignement a détenu arbitrairement pour une durée illimitée, au moins trois journalistes. L’un des journalistes était toujours en détention à la fin de l’année. Les autorités ont annoncé leur intention de réintroduire la loi sur la réglementation de la presse, - mise en place d’une Commission des Médias -gérée par le gouvernement, et la pénalisation de la dissidence en ligne- en adoptant une loi qui impose une lourde peine d’emprisonnement à toute personne vivant dans le pays ou à l'étranger, qui se servirait d’Internet pour critiquer les autorités publiques. Aucune nouvelle information n’a filtré sur le sort du journaliste Ebrima “Chief” Manneh, qui a disparu après avoir été arrêté, il y a sept ans, par des agents de l'agence de renseignement. Pendant plusieurs années, le gouvernement a fait des annonces contradictoires sur son lieu de détention et son état de santé, et a ignoré les appels de la communauté internationale pour sa libération.

12 février 2014 1h41 ET

Attaques contre la presse   |   Éthiopie

Attaques contre la presse en 2013: Ethiopie

Un an après la mort de l’ancien premier ministre Meles Zenawi, son successeur, Hailemariam Desalegn maintient la répression contre la presse. Plusieurs journalistes ont subi des interrogatoires ou des poursuites, pour avoir publié des écrits sur l’ancien premier ministre, sa politique, et sa veuve. En février, Temesghen Desalegn, ancien rédacteur en chef de l'hebdomadaire Feteh, a été inculpé pour diffamation contre le gouvernement. Des journalistes qui couvraient les manifestations anti- gouvernementales ou l’expulsion forcée d’agriculteurs, ont été arrêtés et harcelés. D'autres ont préféré fuir le pays de peur d'être arrêtés. Le gouvernement est resté muet sur l’état de santé, le lieu de détention ou le statut juridique des deux journalistes retenus en garde à vue depuis sept ans. Les autorités ont interdit deux journaux indépendants, les accusant de violer les lois sur la presse, ainsi qu’un radiodiffuseur privé qui a largement couvert des manifestations pacifiques organisées par les musulmans éthiopiens. Suite à l’incarcération des journalistes-lauréats, Eskinder Nega, Reeyot Alemu et Woubshet Taye, qui purgeaient de lourdes peines d’emprisonnement basées sur de vagues accusations de terrorisme, la Communauté internationale a condamné l’attitude du gouvernement lequel a riposté en leur imposant des conditions de détention plus sévères, et en les menaçant de mise à l’isolement. Selon un rapport publié par Freedom House au mois d’octobre, les autorités ont continué de sévir contre la presse en ligne, en renforçant notamment, leur «capacité technologique à filtrer, bloquer, et à surveiller l’Internet et la téléphonie mobile »,

12 février 2014 1h38 ET

Attaques contre la presse   |   Swaziland

Attaques contre la presse en 2013: Swaziland

Affublé du sobriquet « La dernière monarchie absolue du monde », ce tout petit pays enclavé était au bord de la faillite, lorsque le Roi Mswati III exerçait un contrôle sévère sur les médias d'information et les voix de l’opposition. L'un des deux quotidiens du pays appartenait au roi et le rédacteur en chef du second quotidien, n’était autre que son conseiller. La radio et la télévision étaient également sous contrôle de l'État. Bien que les Swazis aient facilement accès à la radio et à la télévision sud-africaine, les autorités passaient au peigne fin tous les journaux sud-africains qui entraient au Swaziland. Si un journal était jugé critique envers le roi ou le gouvernement, tous les exemplaires de ce journal étaient achetés et détruits. L'autocensure régnait dans ce royaume où les partis politiques sont interdits, et les voix critiques au sein de la société civile et les médias réduites au silence, et sujettes à des représailles juridiques ou professionnelles. Peu de personnes osaient défier le gouvernement. Les conseils d'administration des entreprises publiques, tel que le groupe Swazi Observer Newspaper maintenaient leurs rédacteurs sous surveillance constante. Les éditeurs veillaient à ce que leurs journalistes marchent au pas. Un tribunal a condamné le rédacteur en chef du journal indépendant The Nation à une sévère amende, à la suite de publications jugées critiques. Celui-ci s’est pourvu en appel. Il est actuellement en liberté en attendant son procès en appel. Fait encourageant, le Parlement a adopté des projets de loi permettant la création d’une pluralité de chaînes de télévision et de radio, -y compris des radios communautaires,- ainsi qu’une commission de régulation de l’audiovisuel.

12 février 2014 1h35 ET

Attaques contre la presse   |   Burundi

Attaques contre la presse en 2013: Burundi

En 2013 au Burundi, sous la présidence de Pierre Nkurunziza, la liberté de la presse s’est gravement détériorée. En juin, le président a promulgué une loi extrêmement restrictive, qui oblige les journalistes à révéler leurs sources, et inflige de lourdes amendes assorties de peines de prison pour tout reportage que le gouvernement estimerait préjudiciable à la sécurité de l'Etat ou à l'économie nationale. En avril, dans une lettre ouverte au président, le CPJ a décrit cette loi comme un « affront à la constitution du Burundi », et a mis en exergue certains articles qu’il juge particulièrement restrictifs pour les journalistes. Au cours de l’année écoulée, plusieurs journalistes ont été agressés, dont certains, par la police qui tentait de réprimer une manifestation hebdomadaire, organisée par des journalistes qui demandaient la libération de leur collègue, le correspondant Bonesha FM, Hassan Ruvakuki, emprisonné depuis novembre 2011 pour « collaboration avec un groupe criminel ». En mars, Ruvakuki a été libéré sans aucune explication. Il aura passé 463 jours en prison.

12 février 2014 1h32 ET

Attaques contre la presse   |   Tanzanie

Attaques contre la presse en 2013: Tanzanie

Les attaques et menaces contre les journalistes s’intensifient, pendant la période charnière qui conduit aux élections présidentielles et législatives de 2015, où la dissidence publique gagne du terrain. La police a été soupçonnée d'être l’auteur d’un tiers des attaques contre la presse. En mars, des inconnus ont brutalement attaqué un journaliste chevronné. En fin d’année cependant, les autorités n'étaient toujours pas en mesure d’identifier le mobile, les auteurs, ou les cerveaux de l’agression. Ce regain de menaces et d’attaques se produit dans un contexte marqué par l’adoption de lois anti-presse. Le CPJ a identifié 17 lois répressives vis-à-vis des médias, notamment la loi interdisant toute publication jugée séditieuse par le gouvernement. Depuis cinq ans, les autorités tanzaniennes ont promis d'étudier la législation, mais, a la fin de l’année dernière, aucun changement n’a été observé. Le CPJ a constaté que ces lois ont été utilisées pour contraindre la presse indépendante à l'autocensure. L’hebdomadaire critique MwanaHalisi, a été indéfiniment réduit au silence en application de la loi de 1976 sur la presse.

12 février 2014 1h29 ET

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