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Cameroun


New York, le 14 juin 14, 2013--- Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a aujourd'hui demandé aux autorités du Cameroun d'enquêter sur des informations selon lesquelles un officier supérieur du Bataillon d'intervention rapide (BIR) aurait menacé des journalistes, les  empêchant de faire des reportages sur le lieu d'un accident d'avion lundi dernier.

New York, le 13 juin 2013--Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a aujourd'hui demandé à la cour d'appel du Cameroun d'annuler en appel la condamnation pour diffamation prononcée contre un journaliste le 5 juin courant.

Foundation Radio (Fomunyoh Foundation)

New York, le 13 mai 2013--Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) condamne la fermeture d'une station de radio indépendante au Cameroun le 22 avril dernier pour la diffusion d'une interview considérée par les autorités locales comme une incitation à la sécession.

New York, le 3 avril 2013--Dans une vague de censure, le Cameroun a indéfiniment suspendu deux émissions de télévision, dont les contenus ont été jugés violents par l'organe de régulation des médias, ainsi que trois émissions de radio sous de vagues accusations d'atteinte à l'éthique et la déontologie professionnelle. Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) condamne ces mesures, qui incluent également la suspension d'au moins sept journalistes.

New York, le 28 mars 2013--Le Comité pour la protection des journalistes a aujourd'hui exhorté une cour d'appel au Cameroun à annuler la condamnation à une peine d'emprisonnement pour diffamation prononcée contre le directeur de publication d'un journal lundi dernier.

Abuja, Nigeria, le 12 décembre 2012--Le procureur de la République de la ville de Bamenda, située au nord-ouest du Cameroun, a menacé de poursuivre un  journaliste pour diffamation s'il ne révèle pas ses sources pour une série d'articles, selon des médias. Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) demande ainsi aux autorités judiciaires de cette ville de revenir sur cette menace qui ne peut être interprétée que comme une manière d'intimider ce confrère pour avoir mis en cause la gestion d'un service de santé.  

New York, le 6 décembre 2012--Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) récuse la condamnation lundi dernier de trois journalistes camerounais qui ont tenté d'enquêter sur une prétendue affaire de corruption à la Société nationale des hydrocarbures (SNH). L'un des accusés affirme avoir été torturé en détention, tandis qu'un quatrième journaliste accusé dans cette affaire est décédé en détention en 2010.

New York, le 8 novembre 2012- Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a appelé aujourd'hui les autorités camerounaises à abandonner les poursuites pénales contre un journaliste qui a été arrêté le mois dernier lors d'un reportage sur un rassemblement de militants sécessionnistes dans la partie anglophone du Cameroun. Le journaliste est actuellement en liberté sous caution, mais encoure une amende et une peine allant jusqu'à six mois de prison ferme.

Beaucoup de dirigeants africains continuent d'offrir un faux choix entre la stabilité et la liberté de la presse. Emboitant la Chine, investisseur majeur, ils insistent d'avantage sur la stabilité sociale que sur l'ouverture et la réforme. Par Mohamed Keita

Après l'élection présidentielle d'octobre qui a permis à Paul Biya de prolonger son règne de 29 ans à la tête du Cameroun, le gouvernement a cherché à juguler les manifestations populaires et la couverture par les médias des protestations qui ont suivi cette élection. Après avoir consolidé son pouvoir en modifiant la constitution pour lever le verrou sur la limitation des mandats et en nommant massivement ses fidèles partisans parmi les membres de l'organe chargé d'observer les élections, Paul Biya s'est arrogé 78 pour cent des voix dans un scrutin marqué par une faible participation et entaché d'irrégularités selon les États-Unis d'Amérique et la France. Vingt-deux candidats de l'opposition, qui ne pèsent pas grand chose, se sont partagé le reste des voix. Avec un espace politique et médiatique sous l'emprise de Paul Biya, les médias sociaux sont devenus le principal moyen pour critiquer son bilan en matière de répression politique, de pauvreté et de corruption. En février, le porte-parole du gouvernement M. Issa Tchiroma Bakary a convoqué des journalistes à son bureau et a accusé les Camerounais utilisant les médias sociaux, dont beaucoup sont basés à l'étranger, de « manipuler » les jeunes pour déstabiliser le pays. Un mois plus tard, le gouvernement a temporairement fermé un service de messagerie SMS via Twitter pour déjouer des manifestations potentielles. Les forces de sécurité s'en sont prises à des journalistes couvrant la dispersion violente de manifestations à petite échelle, alors que des journalistes-citoyens ont posté sur YouTube plusieurs vidéos montrant les manœuvres policières musclées. Tout au long de l'année, des personnalités publiques ont profité de leur position pour engager des poursuites contre des journalistes qui enquêtaient sur des affaires de corruption. Au moins trois journalistes critiques ont été détenus pendant des durées variées.

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