Cameroun

2012

Communiqués   |   Cameroun

Un journaliste camerounais menacé de poursuites en diffamation

Abuja, Nigeria, le 12 décembre 2012--Le procureur de la République de la ville de Bamenda, située au nord-ouest du Cameroun, a menacé de poursuivre un  journaliste pour diffamation s'il ne révèle pas ses sources pour une série d'articles, selon des médias. Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) demande ainsi aux autorités judiciaires de cette ville de revenir sur cette menace qui ne peut être interprétée que comme une manière d'intimider ce confrère pour avoir mis en cause la gestion d'un service de santé.  

12 décembre 2012 21h48 ET

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Communiqués   |   Cameroun

Le Cameroun condamne des journalistes à des peines de prison avec sursis

New York, le 6 décembre 2012--Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) récuse la condamnation lundi dernier de trois journalistes camerounais qui ont tenté d'enquêter sur une prétendue affaire de corruption à la Société nationale des hydrocarbures (SNH). L'un des accusés affirme avoir été torturé en détention, tandis qu'un quatrième journaliste accusé dans cette affaire est décédé en détention en 2010.

6 décembre 2012 18h16 ET

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Communiqués   |   Cameroun

Au Cameroun, un journaliste poursuivi pour reportage sur les sécessionnistes anglophones

New York, le 8 novembre 2012- Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a appelé aujourd'hui les autorités camerounaises à abandonner les poursuites pénales contre un journaliste qui a été arrêté le mois dernier lors d'un reportage sur un rassemblement de militants sécessionnistes dans la partie anglophone du Cameroun. Le journaliste est actuellement en liberté sous caution, mais encoure une amende et une peine allant jusqu'à six mois de prison ferme.

8 novembre 2012 18h36 ET

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Attaques contre la presse   |   Cameroun, Gambie, Guinée équatoriale, Ouganda, Éthiopie

Attaques contre la presse en 2011: En Afrique, le développement toujours au détriment de la liberté

Beaucoup de dirigeants africains continuent d'offrir un faux choix entre la stabilité et la liberté de la presse. Emboitant la Chine, investisseur majeur, ils insistent d'avantage sur la stabilité sociale que sur l'ouverture et la réforme. Par Mohamed Keita

21 février 2012 4h55 ET

Attaques contre la presse   |   Cameroun

Attaques contre la presse en 2011: Le Cameroun

Après l'élection présidentielle d'octobre qui a permis à Paul Biya de prolonger son règne de 29 ans à la tête du Cameroun, le gouvernement a cherché à juguler les manifestations populaires et la couverture par les médias des protestations qui ont suivi cette élection. Après avoir consolidé son pouvoir en modifiant la constitution pour lever le verrou sur la limitation des mandats et en nommant massivement ses fidèles partisans parmi les membres de l'organe chargé d'observer les élections, Paul Biya s'est arrogé 78 pour cent des voix dans un scrutin marqué par une faible participation et entaché d'irrégularités selon les États-Unis d'Amérique et la France. Vingt-deux candidats de l'opposition, qui ne pèsent pas grand chose, se sont partagé le reste des voix. Avec un espace politique et médiatique sous l'emprise de Paul Biya, les médias sociaux sont devenus le principal moyen pour critiquer son bilan en matière de répression politique, de pauvreté et de corruption. En février, le porte-parole du gouvernement M. Issa Tchiroma Bakary a convoqué des journalistes à son bureau et a accusé les Camerounais utilisant les médias sociaux, dont beaucoup sont basés à l'étranger, de « manipuler » les jeunes pour déstabiliser le pays. Un mois plus tard, le gouvernement a temporairement fermé un service de messagerie SMS via Twitter pour déjouer des manifestations potentielles. Les forces de sécurité s'en sont prises à des journalistes couvrant la dispersion violente de manifestations à petite échelle, alors que des journalistes-citoyens ont posté sur YouTube plusieurs vidéos montrant les manœuvres policières musclées. Tout au long de l'année, des personnalités publiques ont profité de leur position pour engager des poursuites contre des journalistes qui enquêtaient sur des affaires de corruption. Au moins trois journalistes critiques ont été détenus pendant des durées variées.

21 février 2012 4h55 ET
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