Éthiopie

Communiqués   |   Éthiopie

Neuf journalistes emprisonnés en Éthiopie

Nairobi, le 28 avril 2014-- Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) est préoccupé après l'arrestation, par le gouvernement Éthiopien, de neuf journalistes. C'est l'une des pires répressions contre la liberté d'expression dans ce pays.

1 mai 2014 17h13 ET

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Attaques contre la presse   |   Éthiopie

Attaques contre la presse en 2013: Ethiopie

Un an après la mort de l’ancien premier ministre Meles Zenawi, son successeur, Hailemariam Desalegn maintient la répression contre la presse. Plusieurs journalistes ont subi des interrogatoires ou des poursuites, pour avoir publié des écrits sur l’ancien premier ministre, sa politique, et sa veuve. En février, Temesghen Desalegn, ancien rédacteur en chef de l'hebdomadaire Feteh, a été inculpé pour diffamation contre le gouvernement. Des journalistes qui couvraient les manifestations anti- gouvernementales ou l’expulsion forcée d’agriculteurs, ont été arrêtés et harcelés. D'autres ont préféré fuir le pays de peur d'être arrêtés. Le gouvernement est resté muet sur l’état de santé, le lieu de détention ou le statut juridique des deux journalistes retenus en garde à vue depuis sept ans. Les autorités ont interdit deux journaux indépendants, les accusant de violer les lois sur la presse, ainsi qu’un radiodiffuseur privé qui a largement couvert des manifestations pacifiques organisées par les musulmans éthiopiens. Suite à l’incarcération des journalistes-lauréats, Eskinder Nega, Reeyot Alemu et Woubshet Taye, qui purgeaient de lourdes peines d’emprisonnement basées sur de vagues accusations de terrorisme, la Communauté internationale a condamné l’attitude du gouvernement lequel a riposté en leur imposant des conditions de détention plus sévères, et en les menaçant de mise à l’isolement. Selon un rapport publié par Freedom House au mois d’octobre, les autorités ont continué de sévir contre la presse en ligne, en renforçant notamment, leur «capacité technologique à filtrer, bloquer, et à surveiller l’Internet et la téléphonie mobile »,

12 février 2014 1h38 ET

Attaques contre la presse   |   Nigeria, Rwanda, Éthiopie

La presse sous pression de redorer l'image d'une Afrique émergente

Après une décennie de croissance et de développement sans précédent, l'insistance sur des nouvelles positives regagne du poids et menace la liberté de la presse en Afrique sub-saharienne. Par Mohamed Keita

Un journal vendu dans le quartier Ikoyi de Lagos le 30 Septembre 2013, avec une manchette sur une attaque meurtrière dans un collège dans le nord du Nigeria par des militants présumés de Boko Haram. La couverture du groupe peut être risquée pour la presse au Nigeria. (Reuters / Akintunde Akinleye)

12 février 2014 1h12 ET

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Attaques contre la presse   |   China, Ouganda, Somalie, Syria, Éthiopie

La liberté de la presse au cœur des efforts de lutte contre la pauvreté

Les économistes et les politologues reconnaissent que la liberté de la presse est essentielle au développement et à la démocratie. Par Robert Mahoney

Les enquêtes du journaliste d'investigation pakistanais Umar Cheema ont dévoilé la corruption au Parlement. (AFP / Aamir Qureshi)

12 février 2014 1h08 ET

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Rapports   |   Érythrée, Éthiopie

Journalistes emprisonnés dans le monde: le 2e total le plus élevé de l'histoire

Pour la deuxième année consécutive, la Turquie est le pays dont les prisons renferment le plus de journalistes au monde en date du 1er décembre 2013, suivie de près par l'Iran et la Chine, selon un rapport du Comité pour la protection des journalistes (CPJ). Le nombre de journalistes emprisonnés à travers le monde a diminué par rapport à l'année dernière, mais reste proche des records historiques, selon une analyse par Elana Beiser, directrice de la rédaction du CPJ.

 

Des journalistes turcs protestent pour les droits des médias à Istanbul le 5 Novembre 2013. Les manifestants ont marché à la cadence d'un pas par minute pour mettre en surbrillance la lenteur de la justice en Turquie. (AFP / Ozan Kose)

18 décembre 2013 0h01 ET

Attaques contre la presse   |   Éthiopie

Attaques contre la presse en 2012: Ethiopie

La mort du Premier ministre Meles Zenawi en août dans un hôpital belge a mis fin à une règne de 21 ans caractérisé par la répression des dissidents et le contrôle féroce de la presse indépendante. Sa maladie mortelle a été entourée d'un nuage de secret. Après la disparition de Meles de l'espace public en juin, le gouvernement a minimisé les rumeurs de sa maladie et interdit toute publication détaillée au niveau national sur son état de santé. Le gouvernement a également fait face aux manifestations des membres de la communauté musulmane, qui protestaient pour réclamer la fin de ce qu'ils ont appelé « l'ingérence de l'Etat dans les affaires musulmanes ». Les forces de sécurité ont violemment dispersé les rassemblements, réprimant violemment des journalistes qui ont couvert les événements, et forçant trois journaux proches de la communauté musulmane tà fermer. Le gouvernement a été condamné à l'échelle internationale suite aux condamnations de neuf journalistes éthiopiens sur des accusations vagues et politisées de terrorisme. Cinq des journalistes qui vivent en exil ont été jugés par contumace et condamnés à des peines allant de huit ans à la prison à vie. Le gouvernement a finalement libéré deux journalistes suédois qui ont été emprisonnés pendant 14 mois pour avoir fait des reportages sur les rebelles séparatistes de la province de l'Ogaden. A la fin de l'année, six journalistes croupissaient derrière les barreaux, y compris le chroniqueur et bloggeur Eskinder Nega, lauréat du prix Barbara Goldsmith pour la liberté d'écrire de l'organisation internationale des écrivains, le centre Pen America.

14 février 2013 0h03 ET

Rapports   |   Éthiopie

Le nombre de journalistes emprisonnés atteint un record mondial

Le nombre de journalistes emprisonnés dans le monde entier a atteint son plus haut niveau depuis que le CPJ a commencé à compiler les informations détaillées sur les journalistes emprisonnés en 1990. Les gouvernements brandissent des accusations d'actes de terrorisme et autres accusations de complots contre l'Etat pour museler les voix dissidentes. La Turquie est en tête des nations qui emprisonnent le plus les journalistes. Rapport spécial du CPJ

Eskinder Nega, un célèbre blogueur, purge une peine de 18 ans de prison en Ethiopie. (Lennart Kjorl)

11 décembre 2012 0h01 ET

Attaques contre la presse   |   Cameroun, Gambie, Guinée équatoriale, Ouganda, Éthiopie

Attaques contre la presse en 2011: En Afrique, le développement toujours au détriment de la liberté

Beaucoup de dirigeants africains continuent d'offrir un faux choix entre la stabilité et la liberté de la presse. Emboitant la Chine, investisseur majeur, ils insistent d'avantage sur la stabilité sociale que sur l'ouverture et la réforme. Par Mohamed Keita

21 février 2012 4h55 ET

Attaques contre la presse   |   China, Egypt, Syria, Éthiopie

Attaques contre la presse en 2011: Abolition de la censure: la prochaine révolution de l'information

Les nouvelles plateformes d'information comme les médias sociaux sont des outils précieux, mais la bataille contre la censure est loin d'être terminée. Par Joël Simon

21 février 2012 4h55 ET

Attaques contre la presse   |   Éthiopie

Attaques contre la presse en 2011: L'Éthiopie

En annonçant à cor et à cri une croissance économique à un niveau égal à celui de l'Inde et en affirmant l'adhésion de son pays au régime autoritaire chinois, le Premier ministre Meles Zenawi à dévoilé un ambitieux plan de développement en partie fondé sur le durcissement croissant de la répression contre les journalistes critiques. Dans un élan agressif, le gouvernement a étendu l'application d'une loi anti-terroriste de 2009, en traitant les groupes rebelles et les mouvements de l'opposition de terroristes et en pénalisant toute couverture médiatique des activités desdites forces. A la fin de l'année dernière, les autorités détenaient sept journalistes sous de vagues accusations de terrorisme, y compris deux ressortissants suédois qui faisaient un reportage sur les rebelles séparatistes de la région pétrolifère de l'Ogaden, et trois Éthiopiens connus pour être critiques à l'égard du parti au pouvoir. Le gouvernement n'a fourni aucune preuve crédible contre les journalistes, alors que le Premier ministre Meles Zenawi et les médias d'État ont déjà condamné les journalistes avant même le début du procès. Dans son rapport d'évaluation périodique sur l'Éthiopie, la Commission des droits de l'homme du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations Unies a soulevé de nombreuses questions sur l'utilisation de la loi antiterrorisme. En novembre, les intimidations exercées par le gouvernement ont conduit à la fermeture du journal indépendant Times Awramba et contraint deux de ses journalistes, dont M. Kebede Dawit, le lauréat 2010 du Prix International de la Liberté de la Presse du CPJ, à fuir le pays. Un autre journaliste est allé en exil en septembre après que son nom est apparu dans les câbles diplomatiques américains non expurgées publiés par Wikileaks. La police a menacé d'arrêter le journaliste après que le câble a révélé qu'il avait parlé aux diplomates américains au sujet d'une potentielle répression contre la presse.

21 février 2012 4h55 ET
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