Dans la période qui a précédé les élections de mars 2013, la tension était à son comble parmi les journalistes locaux, qui craignaient une répétition de la violence consécutive aux élections contestées de 2007 au cours de laquelle la presse a été la cible d'attaques et de harcèlement dans le cadre de sa couverture de l'actualité. Plusieurs journalistes ont été menacés ou attaqués durant toute l'année 2012, en représailles à leurs reportages sur la corruption parmi les autorités. Le CPJ a constaté que la plupart des attaques contre la presse ont eu lieu dans l'ouest du Kenya. L'installation du réseau de câbles à fibres optiques a fait grimper le nombre d'utilisateurs d'Internet. Avec le doublement de son taux de pénétration d'Internet depuis 2010, le Kenya avait le plus fort taux d'utilisateurs d'internet en Afrique de l'Est. Le pays est également leader en Afrique de l'Est en termes de nombre d'utilisateurs de téléphone portables avec 29 millions d'abonnés, selon les données de l'Union Internationale des Télécommunications. Le Kenya a continué d'être le principal refuge régional pour les journalistes fuyant leur pays d'origine de peur de subir des attaques ou d'être emprisonnés. Depuis 2007, au moins 52 journalistes se sont réinstallés au Kenya, mais souvent dans des conditions extrêmement précaires.
