La police a agressé et entravé le travail de nombreux journalistes couvrant des manifestations de l'opposition, suivant un schéma abusif mis en place lors de la campagne présidentielle de l'année dernière. Les responsables de la police ont affirmé à plusieurs reprises leur détermination à ouvrir une enquête sur ces attaques, mais finalement aucun policier n'a publiquement été incriminé. Plusieurs journalistes ont commencé à demander réparation devant les tribunaux, même si aucune affaire n'a été résolue à la fin de l'année. Le président Yoweri Museveni a promulgué la Loi de l'Ouganda sur les communications au mois de septembre. Cette mesure a visiblement fusionné deux organes de régulation, mais elle a également imposé de nouvelles dispositions floues que les organes de presse sont tenus de respecter, à savoir « la moralité publique » et les « normes de diffusion éthiques ». Les organisations de défense de la liberté de presse ont indiqué que la loi a également conféré au ministère de l'Information des pouvoir exorbitants pour modifier les licences d'exploitation de l'audiovisuel à volonté.

