Deux ans après sa transition vers la démocratie lors d'élections historiques soutenues par l'Onu, la République démocratique du Congo reste l'un des pays les plus dangereux pour les journalistes en Afrique. Pour la quatrième année consécutive, un journaliste y a été assassiné dans des circonstances non éclaircies, cette fois-ci dans la partie est du pays, précaire et déchirée par les conflits. Une rébellion de membres de l'ethnie tutsie, conduite par le général rebelle congolais Laurent Nkunda, a provoqué de durs combats en septembre, menant au déplacement de quelque 250 000 civils, selon les estimations de l'Onu. Les journalistes opérant dans la zone de guerre de la province orientale du Nord-Kivu ont été pris sous les feux croisés de l'armée congolaise, des milices progouvernementales et des combattants du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), de Nkunda.