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Rwanda

2011



l'Iran en tête des nations qui emprisonnent le plus les journalistes

De nettes différences régionales sont constatées tandis que le nombre de journalistes emprisonnés en raison de leur travail augmente considérablement au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Des dizaines de journalistes sont détenus sans inculpation, dont beaucoup dans des prisons secrètes, selon un rapport spécial du CPJ.

Les journalistes faisant des reportages sur les manifestations et les troubles civils sont exposés à un risque croissant de détention. Ici, des soldats israéliens arrêtent un journaliste palestinien. (Reuters)


New York, le 6 juin 2011--La Cour suprême du Rwanda a condamné vendredi dernier Jean Bosco Gasasira, rédacteur en chef du journal en ligne Umuvugizi, à une peine d'emprisonnement de deux ans et six mois. M. Gasasira a été condamné sous des accusations d'outrage au président du Rwanda et d'incitation à la désobéissance civile, ont dit au CPJ des journalistes locaux. Ce journaliste estime que sa nouvelle condamnation est probablement lié un article en ligne qu'il a écrit et qui a comparé le président du Rwanda Paul Kagame à celui du Zimbabwe, Robert Mugabe.

À travers l'Afrique, les gouvernements criminalisent le journalisme d'investigation

Le président sortant de la Cote d'Ivoire Laurent Gbagbo, qui s'accroche au pouvoir après une dispute post-électorale, parle aux journalistes au sortir d'un bureau de vote d'Abidjan (AFP/Issouf Sanogo)

Par Mohamed Keita

À travers l'Afrique, l'émergence du journalisme d'investigation et l'absence de lois effectives sur l'accès à l'information ont établi une trajectoire de collision dans laquelle les autorités, déterminées à voiler leurs activités, opèrent agressivement pour démasquer les sources confidentielles des journalistes et criminaliser la possession de documents administratifs divulgués dans la presse. Du Cameroun au Kenya, de l'Afrique du Sud au Sénégal, les représailles gouvernementales ont abouti à des emprisonnements, à des actes violences, à des menaces et au harcèlement judiciaire. Au moins deux décès suspects, notamment ceux d'un directeur de publication et d'une source confidentielle, ont été signalés sur fond de représailles gouvernementales contre le journalisme d'investigation.

Principaux Développements
• Le gouvernement suspend des journaux en langue kinyarwanda avant l'élection présidentielle.
• Le rédacteur en chef adjoint d'un journal critique à l'égard du gouvernement assassiné. Un scepticisme plane sur l'enquête policière.

Statistique Cle
93 pour cent des suffrages remportés par le président sortant Paul Kagame lors de la présidentielle. Face à lui, aucune opposition crédible.


Devant une foule de milliers de personnes à Kigali, la capitale rwandaise, quelques jours avant sa réélection en août dans un scrutin presque sans opposition, le président Paul Kagame a déclaré que «ceux qui donnent à notre pays une mauvaise image peuvent prendre une corde et se pendre», a rapporté la chaîne britannique, BBC. L'antagonisme de Kagame à l'égard de ses détracteurs a guidé le traitement de la presse par son administration tout au long de l'année électorale. Ainsi, le gouvernement a fermé les deux principaux hebdomadaires indépendants du pays en avril, réduit au silence plusieurs autres organes de presse dans les semaines ayant précédé le vote, et traduit en justice des journalistes détracteurs de sa gestion. Dans une affaire qui a défrayé la chronique, le rédacteur en chef adjoint de l'hebdomadaire indépendant Umuvugizi, Jean-Léonard Rugambage, a été abattu devant son domicile de Kigali, apparemment dans un assassinat planifié. La police a immédiatement indiqué que le meurtre était une vengeance pour la prétendue implication de ce journaliste dans le génocide de 1994, une conclusion qui a été accueillie avec un profond scepticisme par les journalistes.

New York, le 4 février 2011-- Les peines de prison sévères infligées à deux journalistes rwandaises en vertu des lois vagues et draconiennes du Rwanda contre l'« idéologie du génocide » et le  «divisionnisme» auront un effet dissuasif sur la presse de ce pays, a déclaré le Comité pour la protection des journalistes (CPJ).

New York, le 7 janvier 2011--Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) dénonce la requête par le parquet rwandais de longues peines d'emprisonnement à l'encontre de deux journalistes de l'hebdomadaire indépendant Umurabyo. En effet, lors d'une audience de la Haute Cour de la République jeudi dernier à Kigali, la capitale rwandaise, le procureur général, Agustin Nkusi, a requis 33 ans de prison pour Agnès Uwimana, directrice de publication dudit hebdomadaire, et 12 ans de réclusion pour son adjointe, Saidati Mukakibibi. 

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