Une violence débridée s'est emparée d'un pays tristement habitué au chaos et aux
souffrances, alors qu'un gouvernement fédéral faible cherchait à repousser des
insurrections au sud et au centre du pays. En 2008, deux journalistes ont été
tués dans la ville portuaire de Kismayo au sud pérennisant un climat national
violent à l'encontre de la presse qui a coûté la vie à neuf journalistes en
deux ans. Au moins 21 reporters somaliens ont pris l'exil, selon les données du
CPJ, bien que le Syndicat national des journalistes somaliens estime que des
dizaines de plus ont fui leur domicile par crainte de représailles. Les risques
se sont encore accrus en 2008 avec deux enlèvements de cinq journalistes au
total, dont trois étaient encore détenus à la fin 2008 dans l'attente d'une
rançon.