Swaziland

Attaques contre la presse   |   Swaziland

Attaques contre la presse en 2013: Swaziland

Affublé du sobriquet « La dernière monarchie absolue du monde », ce tout petit pays enclavé était au bord de la faillite, lorsque le Roi Mswati III exerçait un contrôle sévère sur les médias d'information et les voix de l’opposition. L'un des deux quotidiens du pays appartenait au roi et le rédacteur en chef du second quotidien, n’était autre que son conseiller. La radio et la télévision étaient également sous contrôle de l'État. Bien que les Swazis aient facilement accès à la radio et à la télévision sud-africaine, les autorités passaient au peigne fin tous les journaux sud-africains qui entraient au Swaziland. Si un journal était jugé critique envers le roi ou le gouvernement, tous les exemplaires de ce journal étaient achetés et détruits. L'autocensure régnait dans ce royaume où les partis politiques sont interdits, et les voix critiques au sein de la société civile et les médias réduites au silence, et sujettes à des représailles juridiques ou professionnelles. Peu de personnes osaient défier le gouvernement. Les conseils d'administration des entreprises publiques, tel que le groupe Swazi Observer Newspaper maintenaient leurs rédacteurs sous surveillance constante. Les éditeurs veillaient à ce que leurs journalistes marchent au pas. Un tribunal a condamné le rédacteur en chef du journal indépendant The Nation à une sévère amende, à la suite de publications jugées critiques. Celui-ci s’est pourvu en appel. Il est actuellement en liberté en attendant son procès en appel. Fait encourageant, le Parlement a adopté des projets de loi permettant la création d’une pluralité de chaînes de télévision et de radio, -y compris des radios communautaires,- ainsi qu’une commission de régulation de l’audiovisuel.

12 février 2014 1h35 ET